mercredi 2 avril 2014
samedi 29 mars 2014
lundi 17 mars 2014
mardi 11 mars 2014
Qui danse quand même
- Ca va bien.
- Ha. C’est bon à entendre, ça.
- C’est drôle le cerveau, hein ? On se réveille et le
gris est devenu bleu… ou rose.
- Sans raison, vous voulez dire ?
- Oui. Ou presque. Enfin…
- Oui ?
- Non. En fait, c’est revenu en plein milieu de la journée.
J’étais à vélo, et tout à coup j’ai eu 12 ans. Vraiment. Le même élan, les
mêmes mollets, la même envie de bouffer du bitume… Le même désir. Avec la
conscience d’avoir 35 ans de plus, mais sans que ce soit un problème.
- Le même désir ?
- Oui, je crois que c’est le bon mot. Un retour du désir.
- …
- Comme un animal. Le bête printemps. Le même désir qu’à 12
ans, naïf, optimiste…
- …
- Ca fait du bien…
- Pourquoi maintenant ?
- … Parce que le soleil.
- Ah oui, bien sûr.
- Non, mais c’est pour ça que je vous disais « c’est
drôle, le cerveau », un rayon de soleil et tout change.
- Tout ?
- Non. Mais le sentiment que les planètes s’alignent comme
il faut. Parce qu’on se place dans le bon axe, sûrement, mais n’empêche. Par
exemple, le bon album qui sort pile au bon moment, le nouveau Metronomy, qui
danse quand même.
- Qui danse quand même ?
- Ben oui.
- …
- …
KILL THEM ALL AND DANCE
Le jeune homme est très en colère. Il entraîne son amie à
l’extérieur. « C’est vraiment n’importe quoi ! Quel foutage de
gueule ! Payer pour voir ça » Il est furieux, ce jeune homme. Une grosse
grosse colère.
Berlinde De Bruyckere est dérangeante. Ses sculptures
font mieux voir tous les états du corps qu’aucun corps réel ne saurait le
faire. La chair. Crue, à vif, écorchée, brutalisée, décomposée. Les
malformations et les handicaps. Les expériences, les greffes, les
hybridations à venir. Matrice et cadavre. Désir et dégoût. Et tous ces
sentiments, sensations, pensées… qui dépassent ces pauvres mots.
Les œuvres de Philippe Vandenbergh que De Bruyckere a
choisi pour cette expo commune à la Maison Rouge ne nous épargnent pas plus. Tortures arc-en-ciel, décapitations pastel, l’enfer intérieur est encore plus terrible illuminé par la douceur de l’aquarelle. C'est violent, la beauté.
Sinon, il y a quelques phrases aussi, KILL THEM ALL AND DANCE, TUONS LE CHIEN AUJOURD'HUI ET PAS DE MAIN MORTE... Des mots beaux à
regarder, des traits de couleur qui disent des choses. Je ne sais pas
quelle part ont pris ces mots dans la colère du jeune homme, mais on s'en fout.
dimanche 2 mars 2014
Intriqué
- La
la la la la la... La la la la la...
- Qu'est-ce que vous dites ?
- Rien, je chantonne.
- Qu'est-ce que vous chantonnez ?
- Si si ré si do la... La la do ré si.
- C'est joli. C'est une berceuse ?
- Pas exactement.
- Peut-être un peu trop mélancolique pour une berceuse, oui...
- Oui.
- …
- …
- Vous ne voulez rien me dire ?
- J'ai surtout envie de chantonner... Ca ne vous ennuie pas ?
- Non, non. C'est vous qui décidez.
- Mouais...
- Quoi ?
- « C'est moi qui décide », c'est vite dit.
- Bah si. On ne va pas discuter ce genre d'évidence, quand même ?
- ...
- …
- La la la la la la... La la la la la...
- C'est vous qui décidez de chantonner, par exemple, non ?
- Si vous voulez, mais c'est pas forcément si simple...
- C'est-à-dire ?
- Je suis peut-être intriqué...
- Qu'est-ce que c'est que ça encore ?
- L'intrication quantique. Un truc d'Einstein et Schrödinger. Il y a peut-être quelqu'un à l'autre bout de l'univers qui joue cette mélodie et notre intrication me la fait chantonner sans que ma volonté y soit pour quelque chose...
- Oui, on peut tout imaginer...
- Oui, surtout ce qui nous plaît. Vous n'avez pas vu le dernier Jarmusch ?
- Non.
- On se demande ce que vous faites de vos soirées... Et le dernier clip de Damon Albarn non plus ?
- Qu'est-ce que vous dites ?
- Rien, je chantonne.
- Qu'est-ce que vous chantonnez ?
- Si si ré si do la... La la do ré si.
- C'est joli. C'est une berceuse ?
- Pas exactement.
- Peut-être un peu trop mélancolique pour une berceuse, oui...
- Oui.
- …
- …
- Vous ne voulez rien me dire ?
- J'ai surtout envie de chantonner... Ca ne vous ennuie pas ?
- Non, non. C'est vous qui décidez.
- Mouais...
- Quoi ?
- « C'est moi qui décide », c'est vite dit.
- Bah si. On ne va pas discuter ce genre d'évidence, quand même ?
- ...
- …
- La la la la la la... La la la la la...
- C'est vous qui décidez de chantonner, par exemple, non ?
- Si vous voulez, mais c'est pas forcément si simple...
- C'est-à-dire ?
- Je suis peut-être intriqué...
- Qu'est-ce que c'est que ça encore ?
- L'intrication quantique. Un truc d'Einstein et Schrödinger. Il y a peut-être quelqu'un à l'autre bout de l'univers qui joue cette mélodie et notre intrication me la fait chantonner sans que ma volonté y soit pour quelque chose...
- Oui, on peut tout imaginer...
- Oui, surtout ce qui nous plaît. Vous n'avez pas vu le dernier Jarmusch ?
- Non.
- On se demande ce que vous faites de vos soirées... Et le dernier clip de Damon Albarn non plus ?
jeudi 27 février 2014
lundi 17 février 2014
A grande vitesse
Quand on traverse la France à grande vitesse, on
croise des ados qui regardent passer les trains à grande vitesse sous leur fenêtre, des hommes en gris
pardessus qui promènent leur chien jaune, des jeunes femmes en larmes sur des
quais venteux, des voitures arrêtées au milieu de nulle part… Chaque
image est la première d’un petit film qu’on s’invente à grande
vitesse, imaginant un bout de ces autres vies qu’on ne vivra pas. Ce qui les a
conduit là, les chemins qu’elles prendront ou pas. Et on oscille entre envie et
soulagement, d’être eux, de rester soi. D’autres ennuis, d’autres drames. Et le
train nous emporte. Un peu plus loin. A grande vitesse.
dimanche 16 février 2014
Une absence
- Je ne suis plus là.
Petit Fantôme: L on Nowness.com
- ...
- Je ne suis plus là
comme avant.
- Comme avant ?
- Comme depuis toujours.
- Plus là ?
- Je ne suis plus dans le décor. Ou
plutôt, je décore l'espace sans l'habiter. Je n'habite plus
l'espace, je le traverse.
- C'est une formule ou vous le pensez ?
- Non, c'est à peu près ça.
- Et vous avez une idée du pourquoi ?
- Peut-être. J'ai l'impression que c'est
lié au temps. Je me dis que je n'ai plus assez de temps.
- Pour quoi faire ?
- Aucune idée.
- Ah.
- Oui.
- Et donc vous n'êtes plus là.
- C'est ça. Je traverse l'espace en me
demandant ce que je dois faire du temps.
- …
- C'est ridicule, hein ?
- C'est ce que vous ressentez, surtout.
…Et vous êtes où quand vous n'êtes plus là ?
- Je me perds dans des réflexions qui me
ramènent toujours au même endroit.
- Où ça ?
- Au point de départ de ma réflexion.
- Qui est ?
- Quoi faire du temps... C'est lié au
sentiment d'être perpetuellement en retard, aussi. Sur les demandes
qui s'accumulent, professionnelles, mais pas seulement. Toutes ces
questions qui attendent des réponses... Et pendant ce temps-là, ma
question « quoi faire du temps ? » reste sans
réponse.
- Vous n'êtes pas là parce que vous
êtes en retard...
- C'est possible, mais c'est peut-être
le contraire : plus j'ai de mal à être là, moins j'avance,
plus je prends de retard...
- Vous faites des listes ?
- Oui, je fais des listes. ...Vous êtes un coach, en fait ?
- Oh, c'est facile de se moquer, c'est
pas simple votre affaire... Je ne suis pas magicien. Et vous venez à
chaque fois avec un problème différent...
- ...
- Je sais pas, faites des
photos. Vous serez au moins une seconde quelque part quand vous appuierez sur
le déclencheur.
- Merci. C'est pas dit gentiment, mais
c'est pas idiot. Allez, on regarde ça, c'est beau.
Petit Fantôme: L on Nowness.com
mardi 28 janvier 2014
Drôle
- J’ai envie de rire.
- Allez-y.
- Non, je veux dire que j’aimerais rire plus souvent.
- Ah.
- En fait, je trouve que je ne ris pas assez souvent, mais je préfère le dire de façon positive.
- Ah, je vous retrouve bien là.
- Ou ça ?
- Au cœur d’un pessimisme irrésolu. Incapable d'être totalement triste.
- Très drôle.
- Merci.
- Non, en fait, je suis en colère contre le temps mou. On ne pleure pas, on ne rit pas, on pense vaguement à des trucs… C’est mou. On laisse passer le temps, comme s’il ne valait rien.
- Donc, vous avez envie de pleurer aussi ?
- Je préfère rire, mais pleurer, c'est pas mal aussi, oui. C'est mieux que le temps mou.
- … Vous voulez vous bouger le cul, quoi.
- C’est ça. Et en plus, c'est bien dit… Vous faites des progrès, faute d’en faire faire.
- C’est drôle, ça.
- C’est pour ça qu’on s’entend bien, on est drôle tous les deux. En revanche, je ne sais pas si on a le même humour. Regardez, et dites-moi si ça vous fait rire.
- Allez-y.
- Non, je veux dire que j’aimerais rire plus souvent.
- Ah.
- En fait, je trouve que je ne ris pas assez souvent, mais je préfère le dire de façon positive.
- Ah, je vous retrouve bien là.
- Ou ça ?
- Au cœur d’un pessimisme irrésolu. Incapable d'être totalement triste.
- Très drôle.
- Merci.
- Non, en fait, je suis en colère contre le temps mou. On ne pleure pas, on ne rit pas, on pense vaguement à des trucs… C’est mou. On laisse passer le temps, comme s’il ne valait rien.
- Donc, vous avez envie de pleurer aussi ?
- Je préfère rire, mais pleurer, c'est pas mal aussi, oui. C'est mieux que le temps mou.
- … Vous voulez vous bouger le cul, quoi.
- C’est ça. Et en plus, c'est bien dit… Vous faites des progrès, faute d’en faire faire.
- C’est drôle, ça.
- C’est pour ça qu’on s’entend bien, on est drôle tous les deux. En revanche, je ne sais pas si on a le même humour. Regardez, et dites-moi si ça vous fait rire.
vendredi 24 janvier 2014
mercredi 15 janvier 2014
Gaspillage
- Dans The long goodbye, Philip Marlowe rejoue seul, et de
mémoire, une partie d’échecs célèbre qu’il qualifie de parfait gaspillage
sophistiqué d’intelligence humaine. Et il ajoute que l’on peut croiser ce type
de gaspillage un peu partout, pas seulement dans la pub.
- Ca vous fait sourire.
- Oui, j’aime beaucoup Marlowe. Il est sentimental.
Désabusé, mais toujours prêt à repartir, à jouer une nouvelle partie… Même s’il
en connaît l’issue.
- Un romantique…
- Ce qu’on retient d’une grande partie d’échecs, ce sont les
coups audacieux, les inventions… Qu’ils soient joués par le vainqueur ou le
perdant importe peu.
- C’est nouveau, ce goût pour le roman noir ?
- Je ne sais pas. Ce qui me plaît dans les romans de
Chandler, c’est la musique. Tension, résolution. Beaucoup de tension, très peu
de résolution. Evidemment. Une immense nostalgie tendue par une énergie vitale
mystérieuse… Los Angeles, quoi.
- …
- J’aime les pantoums aussi.
- Les quoi ?
- Les pantoums. Une suite de quatrains dans lesquels les
deuxième et quatrième vers d’une strophe deviennent les premier et troisième de
la strophe suivante. Et dont le dernier vers est le premier.
- Ca vous plaît, ça, hein ?
- Quoi ?
- Le retour du même, la reprise…
- … Moui. Une histoire de musique, surtout.
- Bien sûr…
- Oui, enfin, j’étais venu vous parler de gaspillage, en
fait.
- Bah, vous reviendrez.
- C’est ça, oui.
- Vous revenez toujours.
- Bon, ça suffit. Regardez ça plutôt.
- Bon, ça suffit. Regardez ça plutôt.
vendredi 27 décembre 2013
Quand la solution est le problème
Paul Watzlawick est spirituel. Il est profond aussi, donc. On se sent moins bête en le lisant, en l'écoutant. Il nous rend moins bête qu'il nous trouve. Ou plus léger. Un peu moins lourd au moins. Ce qui est assez énorme.
Par exemple : ce qui nous empêche de trouver la solution d'un problème est souvent un élément absent de son énoncé initial que nous avons inconsciemment ajouté nous-même. Dit-il.
C'est aussi juste qu'inouï. Un joli cadeau de Noël. Qu'on déballe sans attendre. Avec les dents. Et dont on se réjouit de faire grand usage. Avec les pieds, au besoin.
De ces cadeaux qu'on ne peut garder pour soi.
mercredi 25 décembre 2013
mardi 17 décembre 2013
vendredi 6 décembre 2013
mardi 26 novembre 2013
Le désert des miroirs
![]() |
| Frederik Peeters |
Frederik Peeters est mon ami. On ne s’est jamais vu, il ne
soupçonne pas mon existence, mais c’est un ami de longue date, pourtant.
Frederik et moi nous posons les mêmes questions. Nous
partageons quelques désirs et quelques peurs, il en fait des histoires, et moi,
je les lis.
Le désert des miroirs, le troisième tome de sa série Aâma,
est un beau titre. Alors je l’ai tapé sur le gros frère Google et j’ai appris
que c’était préalablement le titre d’un roman de Max Frisch, auteur suisse (comme Frederik).
Max Frisch, c’est un bonhomme qui dit des choses comme
ça : « Un cadre, que nous dit-il ? Il dit : regarde, tu trouveras
ici ce qui vaut la peine d'être vu, ce qui n'est pas abandonné au hasard et qui
n'est pas éphémère ; tu trouveras ici signification et durée, non pas des
fleurs qui se fanent, mais l'image des fleurs, c'est-à-dire leur symbole
» ce qui, sans chercher midi à quatorze heures, est une autre vision du temps
vertical, une notion qui m’obsède passablement.
Il dit aussi d’autres choses comme ça : « La personne est une somme de différentes possibilités
[...], une somme non illimitée, mais une somme qui dépasse la biographie.
Seules les variantes montrent les constantes » qui fait furieusement penser à Smoking/No smoking et autres
jeux sur le possible, les chemins qu'on prend ou pas, qui me parlent bien aussi.
Oui, dans les contrées affinitaires, tout se tient plutôt bien.
Si bien qu’en cherchant d’autres infos sur Max et Le désert
des miroirs, j’ai fini par atterrir sur le blog que Frederik consacre à l'élaboration d'Aâma depuis trois ans.
Je ne connaissais pas l’existence de ce blog, Frederik et
moi ne nous parlons pas de nos blogs respectifs puisque comme vous le savez,
Frederik et moi ne nous connaissons pas. Bref, je voulais juste vous dire que je suis drôlement content
que mon ami Frederik Peeters écrive des histoires.
dimanche 17 novembre 2013
vendredi 15 novembre 2013
Un morse sur la branche
J'ai toujours eu du mal avec les standards de jazz chantés, une curieuse difficulté à apprécier même leurs plus émouvantes interprétations.
Mais en écoutant pour la centième fois My funny Valentine (j'ai moins de mal avec celle-là, oui), je crois comprendre enfin pourquoi. Les mots me détournent de la voix. Épouvantails au milieu du chant, ils parasitent le sentiment.
Mais en écoutant pour la centième fois My funny Valentine (j'ai moins de mal avec celle-là, oui), je crois comprendre enfin pourquoi. Les mots me détournent de la voix. Épouvantails au milieu du chant, ils parasitent le sentiment.
J'entends la voix du trompettiste, mais seulement les mots du chanteur.
Les mots sont un médium trop signifiant, ils ferment le sens, allument la lumière quand on se délectait de deviner le murmure dans le noir.
Ce que je cherche, ce qui me manque, c'est la voix de l'autre. Les mots, de toute manière, ils sont tous là, dans le dictionnaire.
Et puis, l'impudeur d'exprimer un sentiment exige un minimum d'inintelligibilité.
Vivent les croisements infinis des phrases à double-sens et les sens cachés des mots-valises à double-fond. Et les questions (comme celles de My Funny Valentine...).
Les mots sont un médium trop signifiant, ils ferment le sens, allument la lumière quand on se délectait de deviner le murmure dans le noir.
Ce que je cherche, ce qui me manque, c'est la voix de l'autre. Les mots, de toute manière, ils sont tous là, dans le dictionnaire.
Et puis, l'impudeur d'exprimer un sentiment exige un minimum d'inintelligibilité.
Vivent les croisements infinis des phrases à double-sens et les sens cachés des mots-valises à double-fond. Et les questions (comme celles de My Funny Valentine...).
Fuyons les déclarations, laissons les interprétations s'évanouir en tire-bouchon, gravons nos coeurs dans les codex, en latin dans le texte, et si, incapables de silence, nous prend l'envie de chanter, préférons le morse au rossignol.
samedi 9 novembre 2013
Mais quand même...
Un jour tu ne sentiras plus la chaleur de la douche sur tes épaules.
Ce jour-là ni les suivants tu ne sentiras plus le blanc du soleil à travers le rouge de tes paupières ni le grain du papier au bout de tes doigts ni l'acidité du vin sur la pointe de ta langue.
Un jour n'auras plus de corps pour sentir et tu ne sauras même pas que tu n'as plus de corps pour sentir.
Oui, bien sûr, je ne t'apprends rien.
Mais quand même...
Ce jour-là ni les suivants tu ne sentiras plus le blanc du soleil à travers le rouge de tes paupières ni le grain du papier au bout de tes doigts ni l'acidité du vin sur la pointe de ta langue.
Un jour n'auras plus de corps pour sentir et tu ne sauras même pas que tu n'as plus de corps pour sentir.
Oui, bien sûr, je ne t'apprends rien.
Mais quand même...
mercredi 6 novembre 2013
mercredi 18 septembre 2013
lundi 16 septembre 2013
lundi 2 septembre 2013
dimanche 1 septembre 2013
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