vendredi 25 avril 2014
jeudi 24 avril 2014
mercredi 23 avril 2014
mardi 22 avril 2014
elle
- J'ai vu un film dont il faut que je vous parle.
- Ça parle de qui ?
- J'avais oublié que vous étiez drôle. Ça parle de Théodore. Et, oui, Théodore est comme vous et moi, un quarantenaire normalement désabusé quant aux choses de l'amour, et quant aux choses tout court...
- Et fatalement, son désabusement le désole...
- Fatalement, car Théodore est un animal romantique ordinaire, son cœur de midinette a beau avoir été piétiné cent fois par la désillusion, il bat encore, comme un pathétique petit taureau refusant la mise à mort.
- Vous êtes bien lyrique, dites-moi.
- C'est un bon film, et je reviens d'Arles.
- D'accord, d'accord, je vous écoute.
- Bref, comme le monde réel peine à lui offrir la consolation suprême, il va la chercher ailleurs. Elle existe quelque part, elle l'attend et elle s'appelle Samantha. Elle s'appelle vraiment elle-même, ses parents ne lui ont pas donné de nom, Samantha est une intelligence artificielle.
- Formidable.
- Quoi, formidable ?
- Puisque l'Autre avec un grand A n'existe pas, il faut l'inventer.
- Oui, c'est ça, mais ce qui est formidable, c'est ce qu'elle devient. Samantha est une intelligence artificielle sensible, évolutive, capable de créer ses propres sentiments, ou plutôt de les découvrir, de les éprouver. Et d'en vouloir davantage. Et Théodore est un bon professeur. Mais si le prof est compétent, l'élève est brillantissime, et elle le dépose assez vite sur place, ayant mieux à faire ailleurs (mais quoi diable, et où ?) qu'assister à l'inexorable œuvre du temps sur la mécanique du cœur. Parce que même si leur amour est pur comme un diamant, c'est quand même le temps qui gagne à la fin.
- Merde, vous m'avez raconté la fin ?
- Vous croyez ? Je sais pas. Ça dépend de quel film on parle. Par exemple, sur la question de la post-humanité, Spike Jonze pose une hypothèse intéressante : si l'humain est celui qui apprend, alors l'intelligence artificielle évolutive est humaine. La machine obéit. Mais la machine intelligente est libre. L'expérience et la culture la libèrent. Ce n'est pas parce qu'elle apprend plus et plus vite que l'homme qu'elle est moins humaine que lui.
- D'accord... Et le corps ?
- Allez voir le film. Il y a une des scènes de cul visuellement les plus réussies du cinéma. Bien bien au dessus du voyeurisme prétendument si sensible de Kechiche.
- Donc, c'est une histoire d'amour, si je comprends bien...
- On peut dire ça, oui. On écoute une chanson ?
- Ça parle de qui ?
- J'avais oublié que vous étiez drôle. Ça parle de Théodore. Et, oui, Théodore est comme vous et moi, un quarantenaire normalement désabusé quant aux choses de l'amour, et quant aux choses tout court...
- Et fatalement, son désabusement le désole...
- Fatalement, car Théodore est un animal romantique ordinaire, son cœur de midinette a beau avoir été piétiné cent fois par la désillusion, il bat encore, comme un pathétique petit taureau refusant la mise à mort.
- Vous êtes bien lyrique, dites-moi.
- C'est un bon film, et je reviens d'Arles.
- D'accord, d'accord, je vous écoute.
- Bref, comme le monde réel peine à lui offrir la consolation suprême, il va la chercher ailleurs. Elle existe quelque part, elle l'attend et elle s'appelle Samantha. Elle s'appelle vraiment elle-même, ses parents ne lui ont pas donné de nom, Samantha est une intelligence artificielle.
- Formidable.
- Quoi, formidable ?
- Puisque l'Autre avec un grand A n'existe pas, il faut l'inventer.
- Oui, c'est ça, mais ce qui est formidable, c'est ce qu'elle devient. Samantha est une intelligence artificielle sensible, évolutive, capable de créer ses propres sentiments, ou plutôt de les découvrir, de les éprouver. Et d'en vouloir davantage. Et Théodore est un bon professeur. Mais si le prof est compétent, l'élève est brillantissime, et elle le dépose assez vite sur place, ayant mieux à faire ailleurs (mais quoi diable, et où ?) qu'assister à l'inexorable œuvre du temps sur la mécanique du cœur. Parce que même si leur amour est pur comme un diamant, c'est quand même le temps qui gagne à la fin.
- Merde, vous m'avez raconté la fin ?
- Vous croyez ? Je sais pas. Ça dépend de quel film on parle. Par exemple, sur la question de la post-humanité, Spike Jonze pose une hypothèse intéressante : si l'humain est celui qui apprend, alors l'intelligence artificielle évolutive est humaine. La machine obéit. Mais la machine intelligente est libre. L'expérience et la culture la libèrent. Ce n'est pas parce qu'elle apprend plus et plus vite que l'homme qu'elle est moins humaine que lui.
- D'accord... Et le corps ?
- Allez voir le film. Il y a une des scènes de cul visuellement les plus réussies du cinéma. Bien bien au dessus du voyeurisme prétendument si sensible de Kechiche.
- Donc, c'est une histoire d'amour, si je comprends bien...
- On peut dire ça, oui. On écoute une chanson ?
lundi 21 avril 2014
dimanche 20 avril 2014
vendredi 18 avril 2014
lundi 7 avril 2014
dimanche 6 avril 2014
Des bienfaits de l'esprit
23 juin, Munich
“L'Encyclopédie définit la mélancolie comme "le sentiment habituel de notre imperfection". Les théories ultérieures l'interprètent comme la trace d'une perte démesurée. Si l'on regroupe les deux interprétations, on se trouve face à la question de savoir quelle perfection on pourrait avoir perdue.”
Peter Sloterdijk, Les lignes et les jours - Notes 2008-2011
“L'Encyclopédie définit la mélancolie comme "le sentiment habituel de notre imperfection". Les théories ultérieures l'interprètent comme la trace d'une perte démesurée. Si l'on regroupe les deux interprétations, on se trouve face à la question de savoir quelle perfection on pourrait avoir perdue.”
Peter Sloterdijk, Les lignes et les jours - Notes 2008-2011
vendredi 4 avril 2014
jeudi 3 avril 2014
mercredi 2 avril 2014
samedi 29 mars 2014
lundi 17 mars 2014
mardi 11 mars 2014
Qui danse quand même
- Ca va bien.
- Ha. C’est bon à entendre, ça.
- C’est drôle le cerveau, hein ? On se réveille et le
gris est devenu bleu… ou rose.
- Sans raison, vous voulez dire ?
- Oui. Ou presque. Enfin…
- Oui ?
- Non. En fait, c’est revenu en plein milieu de la journée.
J’étais à vélo, et tout à coup j’ai eu 12 ans. Vraiment. Le même élan, les
mêmes mollets, la même envie de bouffer du bitume… Le même désir. Avec la
conscience d’avoir 35 ans de plus, mais sans que ce soit un problème.
- Le même désir ?
- Oui, je crois que c’est le bon mot. Un retour du désir.
- …
- Comme un animal. Le bête printemps. Le même désir qu’à 12
ans, naïf, optimiste…
- …
- Ca fait du bien…
- Pourquoi maintenant ?
- … Parce que le soleil.
- Ah oui, bien sûr.
- Non, mais c’est pour ça que je vous disais « c’est
drôle, le cerveau », un rayon de soleil et tout change.
- Tout ?
- Non. Mais le sentiment que les planètes s’alignent comme
il faut. Parce qu’on se place dans le bon axe, sûrement, mais n’empêche. Par
exemple, le bon album qui sort pile au bon moment, le nouveau Metronomy, qui
danse quand même.
- Qui danse quand même ?
- Ben oui.
- …
- …
KILL THEM ALL AND DANCE
Le jeune homme est très en colère. Il entraîne son amie à
l’extérieur. « C’est vraiment n’importe quoi ! Quel foutage de
gueule ! Payer pour voir ça » Il est furieux, ce jeune homme. Une grosse
grosse colère.
Berlinde De Bruyckere est dérangeante. Ses sculptures
font mieux voir tous les états du corps qu’aucun corps réel ne saurait le
faire. La chair. Crue, à vif, écorchée, brutalisée, décomposée. Les
malformations et les handicaps. Les expériences, les greffes, les
hybridations à venir. Matrice et cadavre. Désir et dégoût. Et tous ces
sentiments, sensations, pensées… qui dépassent ces pauvres mots.
Les œuvres de Philippe Vandenbergh que De Bruyckere a
choisi pour cette expo commune à la Maison Rouge ne nous épargnent pas plus. Tortures arc-en-ciel, décapitations pastel, l’enfer intérieur est encore plus terrible illuminé par la douceur de l’aquarelle. C'est violent, la beauté.
Sinon, il y a quelques phrases aussi, KILL THEM ALL AND DANCE, TUONS LE CHIEN AUJOURD'HUI ET PAS DE MAIN MORTE... Des mots beaux à
regarder, des traits de couleur qui disent des choses. Je ne sais pas
quelle part ont pris ces mots dans la colère du jeune homme, mais on s'en fout.
dimanche 2 mars 2014
Intriqué
- La
la la la la la... La la la la la...
- Qu'est-ce que vous dites ?
- Rien, je chantonne.
- Qu'est-ce que vous chantonnez ?
- Si si ré si do la... La la do ré si.
- C'est joli. C'est une berceuse ?
- Pas exactement.
- Peut-être un peu trop mélancolique pour une berceuse, oui...
- Oui.
- …
- …
- Vous ne voulez rien me dire ?
- J'ai surtout envie de chantonner... Ca ne vous ennuie pas ?
- Non, non. C'est vous qui décidez.
- Mouais...
- Quoi ?
- « C'est moi qui décide », c'est vite dit.
- Bah si. On ne va pas discuter ce genre d'évidence, quand même ?
- ...
- …
- La la la la la la... La la la la la...
- C'est vous qui décidez de chantonner, par exemple, non ?
- Si vous voulez, mais c'est pas forcément si simple...
- C'est-à-dire ?
- Je suis peut-être intriqué...
- Qu'est-ce que c'est que ça encore ?
- L'intrication quantique. Un truc d'Einstein et Schrödinger. Il y a peut-être quelqu'un à l'autre bout de l'univers qui joue cette mélodie et notre intrication me la fait chantonner sans que ma volonté y soit pour quelque chose...
- Oui, on peut tout imaginer...
- Oui, surtout ce qui nous plaît. Vous n'avez pas vu le dernier Jarmusch ?
- Non.
- On se demande ce que vous faites de vos soirées... Et le dernier clip de Damon Albarn non plus ?
- Qu'est-ce que vous dites ?
- Rien, je chantonne.
- Qu'est-ce que vous chantonnez ?
- Si si ré si do la... La la do ré si.
- C'est joli. C'est une berceuse ?
- Pas exactement.
- Peut-être un peu trop mélancolique pour une berceuse, oui...
- Oui.
- …
- …
- Vous ne voulez rien me dire ?
- J'ai surtout envie de chantonner... Ca ne vous ennuie pas ?
- Non, non. C'est vous qui décidez.
- Mouais...
- Quoi ?
- « C'est moi qui décide », c'est vite dit.
- Bah si. On ne va pas discuter ce genre d'évidence, quand même ?
- ...
- …
- La la la la la la... La la la la la...
- C'est vous qui décidez de chantonner, par exemple, non ?
- Si vous voulez, mais c'est pas forcément si simple...
- C'est-à-dire ?
- Je suis peut-être intriqué...
- Qu'est-ce que c'est que ça encore ?
- L'intrication quantique. Un truc d'Einstein et Schrödinger. Il y a peut-être quelqu'un à l'autre bout de l'univers qui joue cette mélodie et notre intrication me la fait chantonner sans que ma volonté y soit pour quelque chose...
- Oui, on peut tout imaginer...
- Oui, surtout ce qui nous plaît. Vous n'avez pas vu le dernier Jarmusch ?
- Non.
- On se demande ce que vous faites de vos soirées... Et le dernier clip de Damon Albarn non plus ?
jeudi 27 février 2014
lundi 17 février 2014
A grande vitesse
Quand on traverse la France à grande vitesse, on
croise des ados qui regardent passer les trains à grande vitesse sous leur fenêtre, des hommes en gris
pardessus qui promènent leur chien jaune, des jeunes femmes en larmes sur des
quais venteux, des voitures arrêtées au milieu de nulle part… Chaque
image est la première d’un petit film qu’on s’invente à grande
vitesse, imaginant un bout de ces autres vies qu’on ne vivra pas. Ce qui les a
conduit là, les chemins qu’elles prendront ou pas. Et on oscille entre envie et
soulagement, d’être eux, de rester soi. D’autres ennuis, d’autres drames. Et le
train nous emporte. Un peu plus loin. A grande vitesse.
dimanche 16 février 2014
Une absence
- Je ne suis plus là.
Petit Fantôme: L on Nowness.com
- ...
- Je ne suis plus là
comme avant.
- Comme avant ?
- Comme depuis toujours.
- Plus là ?
- Je ne suis plus dans le décor. Ou
plutôt, je décore l'espace sans l'habiter. Je n'habite plus
l'espace, je le traverse.
- C'est une formule ou vous le pensez ?
- Non, c'est à peu près ça.
- Et vous avez une idée du pourquoi ?
- Peut-être. J'ai l'impression que c'est
lié au temps. Je me dis que je n'ai plus assez de temps.
- Pour quoi faire ?
- Aucune idée.
- Ah.
- Oui.
- Et donc vous n'êtes plus là.
- C'est ça. Je traverse l'espace en me
demandant ce que je dois faire du temps.
- …
- C'est ridicule, hein ?
- C'est ce que vous ressentez, surtout.
…Et vous êtes où quand vous n'êtes plus là ?
- Je me perds dans des réflexions qui me
ramènent toujours au même endroit.
- Où ça ?
- Au point de départ de ma réflexion.
- Qui est ?
- Quoi faire du temps... C'est lié au
sentiment d'être perpetuellement en retard, aussi. Sur les demandes
qui s'accumulent, professionnelles, mais pas seulement. Toutes ces
questions qui attendent des réponses... Et pendant ce temps-là, ma
question « quoi faire du temps ? » reste sans
réponse.
- Vous n'êtes pas là parce que vous
êtes en retard...
- C'est possible, mais c'est peut-être
le contraire : plus j'ai de mal à être là, moins j'avance,
plus je prends de retard...
- Vous faites des listes ?
- Oui, je fais des listes. ...Vous êtes un coach, en fait ?
- Oh, c'est facile de se moquer, c'est
pas simple votre affaire... Je ne suis pas magicien. Et vous venez à
chaque fois avec un problème différent...
- ...
- Je sais pas, faites des
photos. Vous serez au moins une seconde quelque part quand vous appuierez sur
le déclencheur.
- Merci. C'est pas dit gentiment, mais
c'est pas idiot. Allez, on regarde ça, c'est beau.
Petit Fantôme: L on Nowness.com
mardi 28 janvier 2014
Drôle
- J’ai envie de rire.
- Allez-y.
- Non, je veux dire que j’aimerais rire plus souvent.
- Ah.
- En fait, je trouve que je ne ris pas assez souvent, mais je préfère le dire de façon positive.
- Ah, je vous retrouve bien là.
- Ou ça ?
- Au cœur d’un pessimisme irrésolu. Incapable d'être totalement triste.
- Très drôle.
- Merci.
- Non, en fait, je suis en colère contre le temps mou. On ne pleure pas, on ne rit pas, on pense vaguement à des trucs… C’est mou. On laisse passer le temps, comme s’il ne valait rien.
- Donc, vous avez envie de pleurer aussi ?
- Je préfère rire, mais pleurer, c'est pas mal aussi, oui. C'est mieux que le temps mou.
- … Vous voulez vous bouger le cul, quoi.
- C’est ça. Et en plus, c'est bien dit… Vous faites des progrès, faute d’en faire faire.
- C’est drôle, ça.
- C’est pour ça qu’on s’entend bien, on est drôle tous les deux. En revanche, je ne sais pas si on a le même humour. Regardez, et dites-moi si ça vous fait rire.
- Allez-y.
- Non, je veux dire que j’aimerais rire plus souvent.
- Ah.
- En fait, je trouve que je ne ris pas assez souvent, mais je préfère le dire de façon positive.
- Ah, je vous retrouve bien là.
- Ou ça ?
- Au cœur d’un pessimisme irrésolu. Incapable d'être totalement triste.
- Très drôle.
- Merci.
- Non, en fait, je suis en colère contre le temps mou. On ne pleure pas, on ne rit pas, on pense vaguement à des trucs… C’est mou. On laisse passer le temps, comme s’il ne valait rien.
- Donc, vous avez envie de pleurer aussi ?
- Je préfère rire, mais pleurer, c'est pas mal aussi, oui. C'est mieux que le temps mou.
- … Vous voulez vous bouger le cul, quoi.
- C’est ça. Et en plus, c'est bien dit… Vous faites des progrès, faute d’en faire faire.
- C’est drôle, ça.
- C’est pour ça qu’on s’entend bien, on est drôle tous les deux. En revanche, je ne sais pas si on a le même humour. Regardez, et dites-moi si ça vous fait rire.
vendredi 24 janvier 2014
mercredi 15 janvier 2014
Gaspillage
- Dans The long goodbye, Philip Marlowe rejoue seul, et de
mémoire, une partie d’échecs célèbre qu’il qualifie de parfait gaspillage
sophistiqué d’intelligence humaine. Et il ajoute que l’on peut croiser ce type
de gaspillage un peu partout, pas seulement dans la pub.
- Ca vous fait sourire.
- Oui, j’aime beaucoup Marlowe. Il est sentimental.
Désabusé, mais toujours prêt à repartir, à jouer une nouvelle partie… Même s’il
en connaît l’issue.
- Un romantique…
- Ce qu’on retient d’une grande partie d’échecs, ce sont les
coups audacieux, les inventions… Qu’ils soient joués par le vainqueur ou le
perdant importe peu.
- C’est nouveau, ce goût pour le roman noir ?
- Je ne sais pas. Ce qui me plaît dans les romans de
Chandler, c’est la musique. Tension, résolution. Beaucoup de tension, très peu
de résolution. Evidemment. Une immense nostalgie tendue par une énergie vitale
mystérieuse… Los Angeles, quoi.
- …
- J’aime les pantoums aussi.
- Les quoi ?
- Les pantoums. Une suite de quatrains dans lesquels les
deuxième et quatrième vers d’une strophe deviennent les premier et troisième de
la strophe suivante. Et dont le dernier vers est le premier.
- Ca vous plaît, ça, hein ?
- Quoi ?
- Le retour du même, la reprise…
- … Moui. Une histoire de musique, surtout.
- Bien sûr…
- Oui, enfin, j’étais venu vous parler de gaspillage, en
fait.
- Bah, vous reviendrez.
- C’est ça, oui.
- Vous revenez toujours.
- Bon, ça suffit. Regardez ça plutôt.
- Bon, ça suffit. Regardez ça plutôt.
vendredi 27 décembre 2013
Quand la solution est le problème
Paul Watzlawick est spirituel. Il est profond aussi, donc. On se sent moins bête en le lisant, en l'écoutant. Il nous rend moins bête qu'il nous trouve. Ou plus léger. Un peu moins lourd au moins. Ce qui est assez énorme.
Par exemple : ce qui nous empêche de trouver la solution d'un problème est souvent un élément absent de son énoncé initial que nous avons inconsciemment ajouté nous-même. Dit-il.
C'est aussi juste qu'inouï. Un joli cadeau de Noël. Qu'on déballe sans attendre. Avec les dents. Et dont on se réjouit de faire grand usage. Avec les pieds, au besoin.
De ces cadeaux qu'on ne peut garder pour soi.
mercredi 25 décembre 2013
mardi 17 décembre 2013
vendredi 6 décembre 2013
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