vendredi 7 juin 2013
jeudi 6 juin 2013
vendredi 24 mai 2013
mercredi 22 mai 2013
lundi 20 mai 2013
vendredi 17 mai 2013
mardi 14 mai 2013
mardi 7 mai 2013
Au commencement était la fin du ver
lundi 6 mai 2013
dimanche 5 mai 2013
Pourquoi la foudre
Pourquoi la foudre
Et d'abord, qu'est-ce que c'est ?
(Non, n'essaie même pas)
Pourquoi la foudre
Tombe-t-elle ici
Justement là
Le ciel sur terre en un éclat
Sur ce drôle d'arbrisseau vert
(Où l'insouciante grimpait hier)
En plein jour, mais c'était donc la nuit ?
Ca ne prouve rien, mais
On voyait la lune, et deux fois plutôt qu'une
Je crois qu'on entendait le vent
Ou, vraiment très loin, les pleurs d'un enfant
Et puis plus rien
Blanc
Sidération. Hache en plein front. Lumière. Eclair. Le mot avant le son.
Braoum. Combustion.
En torche. Ascension.
Après : le cœur en porcelaine, celui de l'éléphant
Squelette fumant, doigts de pieds brûlants
Calder noir pirouettant sur son axe
Epoux transi d'une éolienne (connue jadis en Saxe)
Et puis des cliquetis, comme un moteur qui refroidit
Mais pas
Mais la chaleur toujours sous la terre
Encore
Pourquoi la foudre
Et d'abord, qu'est-ce que c'est ?
(Non, n'essaie même pas)
Pourquoi la foudre
Tombe-t-elle ici
Justement là
Le ciel sur terre en un éclat
Sur ce drôle d'arbrisseau vert
(Où l'insouciante grimpait hier)
En plein jour, mais c'était donc la nuit ?
Ca ne prouve rien, mais
On voyait la lune, et deux fois plutôt qu'une
Je crois qu'on entendait le vent
Ou, vraiment très loin, les pleurs d'un enfant
Et puis plus rien
Blanc
Sidération. Hache en plein front. Lumière. Eclair. Le mot avant le son.
Braoum. Combustion.
En torche. Ascension.
Après : le cœur en porcelaine, celui de l'éléphant
Squelette fumant, doigts de pieds brûlants
Calder noir pirouettant sur son axe
Epoux transi d'une éolienne (connue jadis en Saxe)
Et puis des cliquetis, comme un moteur qui refroidit
Mais pas
Mais la chaleur toujours sous la terre
Encore
Pourquoi la foudre
samedi 4 mai 2013
lundi 29 avril 2013
samedi 27 avril 2013
jeudi 25 avril 2013
Garry Winogrand, SFMOMA
Garry Winogrand fait de la peinture improvisée. Avec la ville, avec les humains qui l'habitent. Et ce qui intéresse le plus les gris de sa gouache, c'est la peau des humains cernés par le bitume et l'acier. Ce qu'il cherche, c'est la vérité du mystère (évidemment), et quand il la touche, c'est toujours au bord du cadre, à côté, dans la marge. Ca souffle, ça vibre, ça vrombit ; ça dérape, ça crisse, ça tremble... Garry Winogrand, c'est du Eric Dolphy pour les yeux.
http://www.sfmoma.org/exhib_events/exhibitions/452
http://www.allmusic.com/artist/eric-dolphy-mn0000800100
http://www.sfmoma.org/exhib_events/exhibitions/452
http://www.allmusic.com/artist/eric-dolphy-mn0000800100
mardi 23 avril 2013
samedi 20 avril 2013
samedi 6 avril 2013
jeudi 28 mars 2013
mardi 26 mars 2013
Sun in your eyes
J’aimerais être un membre du Biltmore Golf de Coral Gables.
Eternellement souriant, transpirant seulement le talent.
Le compagnon de parcours absolument désespérant.
Et je serais sourd. Pour éviter les commentaires sur les fluctuations du Dow Jones.
Et muet. Pour couper court à tout échange.
Juste le green, la balle et moi.
Et le soleil dans les yeux.
Eternellement souriant, transpirant seulement le talent.
Le compagnon de parcours absolument désespérant.
Et je serais sourd. Pour éviter les commentaires sur les fluctuations du Dow Jones.
Et muet. Pour couper court à tout échange.
Juste le green, la balle et moi.
Et le soleil dans les yeux.
vendredi 22 mars 2013
jeudi 21 mars 2013
Pas d'histoire
- Vous vous souvenez de moi ?
- Ben, oui.
- Je n’avais plus envie de parler.
- C’est pas grave.
- Non, il y a tellement de gens qui parlent.
- Et parfois même, c’est intéressant.
- Oui.
- Et donc, vous avez à nouveau envie de parler ?
- Je ne sais pas.
- Ah.
- Dans le doute, il est généralement conseillé de s’abstenir, je sais. Mais j’ai envie de penser tout haut, j’ai l’impression que ça peut m’aider.
- A quoi ?
- Ca, je ne sais pas. Mais tant qu’à penser tout haut, je préfère que vous soyez là.
- A votre service.
- J’ai envie de masque. D’avancer masqué. De ne pas me, te, se, reconnaître.
- Eteindre la lumière ?
- Peut-être… Parler les yeux fermés, faute de se taire les yeux ouverts. Ca peut être le début d’un programme… Je voudrais du nouveau roman partout, pas d’histoire, pas de début, pas de fin. Des moments. Des gros plans. Des blocs d’affect sans queue ni tête. Pas de but, pas de succès, pas d’échec.
- On peut s’arrêter là une seconde ?
- Sur l’échec ? Vous n’êtes pas d’une grande aide, là. Si vous sous-entendez que j’ai peur de rater, vous ne m’apprenez pas grand-chose.
- Je ne vous apprends rien, non.
- D’accord, je note. Mais moi, j’ai envie de mettre ma tête dans la boue comme dans L’humanité de Bruno Dumont. J’ai envie de creuser, de racler. De rester là, de ne pas avancer, de ne pas fuir. Monter, descendre, regarder, sentir, c’est tout.
- D’accord.
- D’accord ?
- Oui. On regarde quelque chose ? Un extrait de L’humanité ?
- Bah non, on n’est pas au cinéma. Non, on regarde un clip sans le son, ou on l’écoute les yeux fermés. Enfin, les deux ensemble, ça peut être bien aussi…
- Je n’avais plus envie de parler.
- C’est pas grave.
- Non, il y a tellement de gens qui parlent.
- Et parfois même, c’est intéressant.
- Oui.
- Et donc, vous avez à nouveau envie de parler ?
- Je ne sais pas.
- Ah.
- Dans le doute, il est généralement conseillé de s’abstenir, je sais. Mais j’ai envie de penser tout haut, j’ai l’impression que ça peut m’aider.
- A quoi ?
- Ca, je ne sais pas. Mais tant qu’à penser tout haut, je préfère que vous soyez là.
- A votre service.
- J’ai envie de masque. D’avancer masqué. De ne pas me, te, se, reconnaître.
- Eteindre la lumière ?
- Peut-être… Parler les yeux fermés, faute de se taire les yeux ouverts. Ca peut être le début d’un programme… Je voudrais du nouveau roman partout, pas d’histoire, pas de début, pas de fin. Des moments. Des gros plans. Des blocs d’affect sans queue ni tête. Pas de but, pas de succès, pas d’échec.
- On peut s’arrêter là une seconde ?
- Sur l’échec ? Vous n’êtes pas d’une grande aide, là. Si vous sous-entendez que j’ai peur de rater, vous ne m’apprenez pas grand-chose.
- Je ne vous apprends rien, non.
- D’accord, je note. Mais moi, j’ai envie de mettre ma tête dans la boue comme dans L’humanité de Bruno Dumont. J’ai envie de creuser, de racler. De rester là, de ne pas avancer, de ne pas fuir. Monter, descendre, regarder, sentir, c’est tout.
- D’accord.
- D’accord ?
- Oui. On regarde quelque chose ? Un extrait de L’humanité ?
- Bah non, on n’est pas au cinéma. Non, on regarde un clip sans le son, ou on l’écoute les yeux fermés. Enfin, les deux ensemble, ça peut être bien aussi…
dimanche 24 février 2013
vendredi 8 février 2013
WILLIAM.L.HAWKINS.BORN.KY.JULY27.1895
![]() |
| William L. Hawkins - Trail Riders |
![]() |
| William L. Hawkins - Prudential NYC |
![]() |
| William L. Hawkins - Sioux Indian on Warpath |
William L. Hawkins : beau comme un anagramme de Wassily Kandinsky trempé dans du pop art.
http://foundationstart.org/artists/william-hawkins/
http://pinterest.com/ruessis/raw-visionary-william-hawkins/
mardi 5 février 2013
I Want Everything
C’est un musée qui promet tout et qui ne donne pas
tellement moins ; une exposition itinérante et temporaire qui ne serait pas
moins belle si elle s'installait définitivement ici ; une sélection d’art brut si peu
brute qu'elle donne à voir les mises en scène enfantines et
cruelles de Henry Darger, les anges bavards du Révérend Anderson Johnson, les
sculptures si peu mécaniques d’ACM, le "Possum Trot" de Calvin et Ruby Black, les yeux immenses d’Aloïse Corbaz, les
visages à perte de vue d’Edmund Monsiel, les catcheurs désarticulés de Tomoyuki
Shinki ou l’exceptionnelle puissance des paysages de William L. Hawkins.
Et pour en juger sur pièces, il faudra vous rendre sur place, car comme l’indique on ne peut mieux un panneau à
l’entrée : « No photos – Penalty : death »
The Museum of Everything - Exhibition#1, 14 Bd Raspail
75007, jusqu’au 24 février.
samedi 2 février 2013
Dire
(Au bar d'un restaurant japonais du Bd des Batignolles, deux filles de 15 ans attendent une commande à emporter. Elles sont de toute évidence de familles bourgeoises, mais singent les attitudes et les tics de langage de la banlieue en enchaînant les phrases à la mitraillette)
- Tu peux dire c’que tu veux, j’te dirai pas c’qui m’a dit. Il m’a dit de pas t’le dire, j’lui ai dit d’accord j’lui dirai pas, alors je te l'dis pas.
- Dis-le! Tu peux pas m’faire ça, meuf. Si il t’a dit un truc sur moi, tu dois m’le dire, on s’dit tout, nous, pas vrai qu’on s’dit tout, hein ? J’te dis tout, moi. C’est pas vrai ?
- Ouais, mais là, j’peux pas t’le dire. Il m’a dit : si tu lui dis, j’te dis plus rien alors j’lui ai dit d’accord, tu peux m’le dire, j’lui dirai pas. Si j’te l’dis, il va savoir que j’te l’ai dit, sûr.
- Dis-moi c’qui t’a dit, allez dis-moi c’qui t’a dit!
- Si tu savais c’qui m’a dit, tu m’dirais pas de t’le dire. Je jure.
- Tu peux pas m’dire ça ! Tu peux pas dire que si j’savais c’qui t’a dit, j’te dirai pas de m’le dire. Maintenant, t’es obligée de me l’dire, t’en a trop dit, meuf.
- Non, j’tai rien dit.
- Si. Tu m’as dit que si j’savais c’qui t’avait dit, eh ben…
- Sur ma mère, j’dis plus rien.
- Oh putain, allez, dis-le, putain !
- Tu m’promets que si j’te l’dis, tu lui diras rien ?
- Promis meuf, si tu m’le dis, j’lui dis jamais qu’tu m’l'as dit, y peut m’dire c’qui veut, j’lui dis rien.
- Ben voilà, il m’a dit de pas t’dire... ben, que toi... qu'il… Voilà, quoi.
- Comme j’te l’dis, meuf.
- Putain j’y crois pas c’qui t’a dit… Comment il te l'a dit ?
- Bah, comme ça.
- Comme ça ??? J'le crois pas ce qu'il t'a dit... Putain... T'es cool de m'avoir dit.
- Tu promets, hein ? Tu lui dis pas que j’t'ai dit, hein !
- Non, j’lui dirai rien. Putain, ça m’fait un truc c’que tu m’as dit… J’sais pas quoi dire…
- Tu jures, hein ? Si il sait que j’t’ai dit, j'te dis plus jamais rien, ma parole…
- Tranquille, j'dirais rien. Tu pouvais pas pas m'le dire. Moi, un truc pareil, j'te l'aurais dit.
- Ouais, ben j'te l'ai dit.
- Ouais, meuf.
- Allez dis-moi c’qui t’a dit de pas m’dire.
- Non, j’peux pas t’dire. Sur ma mère, j’peux pas t’dire.
- Dis-le. Si tu m’dis pas c’qui t’a dit, j’te jure, j’te
dis pas…- Non, j’peux pas t’dire. Sur ma mère, j’peux pas t’dire.
- Tu peux dire c’que tu veux, j’te dirai pas c’qui m’a dit. Il m’a dit de pas t’le dire, j’lui ai dit d’accord j’lui dirai pas, alors je te l'dis pas.
- Dis-le! Tu peux pas m’faire ça, meuf. Si il t’a dit un truc sur moi, tu dois m’le dire, on s’dit tout, nous, pas vrai qu’on s’dit tout, hein ? J’te dis tout, moi. C’est pas vrai ?
- Ouais, mais là, j’peux pas t’le dire. Il m’a dit : si tu lui dis, j’te dis plus rien alors j’lui ai dit d’accord, tu peux m’le dire, j’lui dirai pas. Si j’te l’dis, il va savoir que j’te l’ai dit, sûr.
- Dis-moi c’qui t’a dit, allez dis-moi c’qui t’a dit!
- Si tu savais c’qui m’a dit, tu m’dirais pas de t’le dire. Je jure.
- Tu peux pas m’dire ça ! Tu peux pas dire que si j’savais c’qui t’a dit, j’te dirai pas de m’le dire. Maintenant, t’es obligée de me l’dire, t’en a trop dit, meuf.
- Non, j’tai rien dit.
- Si. Tu m’as dit que si j’savais c’qui t’avait dit, eh ben…
- Sur ma mère, j’dis plus rien.
- Oh putain, allez, dis-le, putain !
- Tu m’promets que si j’te l’dis, tu lui diras rien ?
- Promis meuf, si tu m’le dis, j’lui dis jamais qu’tu m’l'as dit, y peut m’dire c’qui veut, j’lui dis rien.
- Ben voilà, il m’a dit de pas t’dire... ben, que toi... qu'il… Voilà, quoi.
Putain, j'te l'ai dit.
- Non ??? Il t’a dit ça ?- Comme j’te l’dis, meuf.
- Putain j’y crois pas c’qui t’a dit… Comment il te l'a dit ?
- Bah, comme ça.
- Comme ça ??? J'le crois pas ce qu'il t'a dit... Putain... T'es cool de m'avoir dit.
- Tu promets, hein ? Tu lui dis pas que j’t'ai dit, hein !
- Non, j’lui dirai rien. Putain, ça m’fait un truc c’que tu m’as dit… J’sais pas quoi dire…
- Tu jures, hein ? Si il sait que j’t’ai dit, j'te dis plus jamais rien, ma parole…
- Tranquille, j'dirais rien. Tu pouvais pas pas m'le dire. Moi, un truc pareil, j'te l'aurais dit.
- Ouais, ben j'te l'ai dit.
- Ouais, meuf.
Inscription à :
Articles (Atom)





